
Un pendentif en céramique tient dans le creux de la main. Il aura pourtant demandé plusieurs jours, deux passages au four et une bonne dose d’incertitude.
Le modelage
Tout part d’une terre souple, travaillée à la main. À cette échelle — un lotus, un cactus, quelques centimètres — chaque geste compte : une pression un peu trop appuyée et la forme change. C’est là que se décide le caractère de la pièce.
La première cuisson
La terre sèche, puis passe au four. Elle perd son eau, se rétracte légèrement et durcit. La pièce devient solide mais reste poreuse et mate : ce n’est pas encore un bijou, c’est un support.
L’émail
L’émail est appliqué à la main, puis recuit. Et c’est le moment où l’on ne maîtrise plus tout : sous l’effet de la chaleur, il coule, s’épaissit dans les creux, s’affine sur les arêtes. Deux pièces émaillées dans le même bain ne ressortent jamais parfaitement identiques.
C’est cette part d’imprévu qui distingue une pièce façonnée d’une pièce fabriquée.
Le montage
Vient enfin l’assemblage : la céramique est associée à du corail naturel ou à de la pierre, puis montée sur un crochet hypoallergénique. La couleur de l’émail dicte souvent le choix de la matière qui l’accompagne — un vert profond n’appelle pas le même corail qu’un jaune clair.
Comment la porter
La céramique émaillée est solide, mais elle reste cassante en cas de choc sur une surface dure. On évite de la laisser tomber sur du carrelage, on la range à l’abri des autres bijoux, et on la nettoie d’un simple chiffon doux et sec.


